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Cabaret Vert – Reportage photo – jour 3

today23 août 2026 5

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Ce troisième jour fut très éclectique et toujours riche en émotions. Nous avons pu réaliser un reportage photo sur tous le site afin de vous faire ressentir toute la richesse de cette 20e édition du Cabaret Vert.

Et on commence avec le groupe Louise XIV, un groupe strasbourgeois de French pop électro-rock, né au printemps 2023. Le projet réunit Louise Garance Wetterwald, chanteuse et pianiste issue du jazz, Tristan Lepagney, ancien leader des Colt Silvers, et Grégoire Theveny, guitariste et compositeur. Leur rencontre donne rapidement naissance à une musique très énergique, quelque part entre pop française, rock, électro, disco et French Touch.

Louise Garance Wetterwald est une chanteuse et pianiste de jazz à la base.

Le contraste est au cœur de leur identité : derrière des mélodies très accrocheuses, des synthétiseurs dansants, des basses puissantes et des rythmiques parfois proches de la techno, Louise XIV développe des textes engagés, féministes et empathiques. Une musique faite pour danser, donc, mais qui n’hésite pas à aborder des sujets plus profonds.

Tristan Lepagney, Bassiste et compositeur

Le groupe s’est rapidement fait remarquer sur la scène du Grand Est. Après un premier concert à La Laiterie de Strasbourg début 2024, Louise XIV passe notamment par le Pelpass Festival, les Nuits de Champagne, la Poudrière de Belfort ou encore les sélections des Inouïs du Printemps de Bourges 2025. En juillet 2026, le trio a également ouvert le festival Décibulles, à Neuve-Église.

Grégoire Theveny, guitariste et compositeur.

Côté discographie, Louise XIV publie un premier EP éponyme en 2025, sur lequel on retrouve notamment « Bandana », « Walkyries » ou « La piscine ». Le groupe poursuit en 2026 avec plusieurs singles, dont « Une journée de travers », « Café latte » et « Léopard », sorti en juin 2026.

Louise et Tristan chantent en duo

 

Côté Greenfloor, nous avons pu assister au concert de Huntrill, de la trap française bien lourde qui a su gagner son public venu en nombre.

Huntrill est un rappeur français originaire de l’Essonne (91), actif en solo depuis 2017 après avoir fait partie du crew 700 Psyk. Il développe rapidement un univers très personnel, à la croisée de la trap, de la drill et d’un rap plus expérimental, avec des productions souvent froides, lourdes et électroniques.

Il y avait foule sur le Greenfloor

Son style repose beaucoup sur des punchlines incisives, un flow volontairement nonchalant et une esthétique très travaillée. Parmi ses influences revendiquées, on retrouve notamment M.I.A., Young Thug ou A$AP Rocky. Huntrill cultive également une image de rappeur solitaire, loin des formats les plus classiques du rap français.

Le nouveau maître de la Trap du 91

Sa carrière solo démarre véritablement avec Nouvelle Trap en 2019, puis l’EP Trillsaison en 2020. En 2022, il retrouve le producteur Hologram Lo’ pour le projet REPLICA. La présence d’Alpha Wann sur ce projet lui permet alors de toucher un public plus large. La même année paraît également BigSTRaat.

L’année 2024 marque une nouvelle accélération avec deux projets : Nouvelle Trap 2 et REPLICA 2, ce dernier toujours réalisé avec Hologram Lo’. Huntrill poursuit ensuite avec l’album LE BRUIT DE LA MACHINE À BILLETS en 2025, composé de 14 titres et produit notamment par Hologram Lo’, JayJay, Malek Benbecher, LamaOnTheBeat et Pablaw. Musicalement, le disque mélange trap massive, textures électroniques et productions particulièrement soignées.

En 2026, Huntrill continue son ascension avec les singles « STRaatos » puis « BIGSTRaatos », sorti le 3 juillet. Il apparaît également sur le titre « V » de l’album Blanco nemesis.

Sur scène, son nom s’installe progressivement dans les grands festivals français. Après Marsatac en juin 2026, Huntrill était notamment programmé au Cabaret Vert le samedi 22 août 2026 à Charleville-Mézières. Son univers sombre, ses basses particulièrement lourdes et son attitude très maîtrisée en font un artiste représentatif d’une génération qui cherche à repousser les frontières traditionnelles de la trap française.

Retour sur la scène Razorback ou Miki donnait, en parallèle, un concert qui a amassé une foule record.

MIKI, de son vrai nom Mikaela Duplay, est une autrice-compositrice-interprète, rappeuse et pianiste franco-coréenne. Elle s’est imposée en très peu de temps comme l’un des nouveaux visages les plus singuliers de la pop française, avec un univers à la fois électronique, intime, décalé et volontairement brut.

Sa musique navigue entre pop moderne, électro et rap, avec une manière très personnelle de passer du chant à la parole. MIKI écrit essentiellement à la première personne et transforme son quotidien, ses doutes ou ses blessures en chansons. Ses textes peuvent être drôles, crus ou beaucoup plus graves, mais sont presque toujours accompagnés d’une forme d’autodérision qui est devenue l’une de ses signatures.

Une foule de spectateurs s’étaient déplacés pour voir cette artiste de talent.

Elle produit également une partie de sa musique elle-même et décrit son style comme de la « pop électronique ». Derrière des morceaux parfois volontairement naïfs en apparence se cachent des productions très rythmées et une esthétique sonore qui casse régulièrement les codes classiques de la chanson française.

Le Razorback débordait

Après s’être fait remarquer notamment au Printemps de Bourges en 2025, MIKI confirme son ascension avec Industry Plant, son premier album. Le disque compte 14 titres et poursuit cette exploration très personnelle, avec des paroles directes et une production particulièrement hybride.

Cette 3e journée était clairement une très bonne journée à en juger par la foule compact présente sur le site.

Je vous laisse en juger par ces quelques photos.

Nous avons continuer nos pérégrinations pour nous rendre du côté du Zion Club ou le reggae adoucis les mœurs et porte les danseurs dans une transe hypnotique.

Certains ont même fini par laisser de côté l’usage des chaussure pour un retour au contact de la nature.

Quand à nous, nous avons fini sur les rotules après des kilomètres parcourus sur le festival et nous avons retrouvé un camarade de Rock 08 avec qui nous avons pu échanger sur cette magnifique journée.

Et on se retrouve bientôt pour une rétrospective photo de la dernière journée du CAB.

Écrit par: BOUTON

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